Les petits espaces – Partie 26.

Salut P-A.

Je dis souvent que les chiffres parlent. C’est de plus en plus vrai. Dix jours seulement. Attente. Nervosité. Potentiel de journée délicieuse.

Clé USB de Marc, un vieil ami maintenant policier, dans l’ordinateur depuis sa réception. Photo de Marcos. Actes commis. Dans son pays et ici. Pas un homme de cœur. Date des méfaits. Recherché partout dans son pays. Articles de journaux le relatant. Fraude gouvernementale. Drogue. Tout y est.

Pauvre Brittany.

Un CV à faire paraître Al pour un bon garçon.

Dernière carte de «Souhaits etc.». À remplir à l’ordinateur. À signer à la main. Par Marcos. Très bientôt. Odeur de champignons qui se fait de plus en plus insistante.

«Bonjour Brittany.

Je suis désolé, je te quitte. Je te laisse de amplement d’argent pour les enfants. Je les aime. Dis-leur pour moi stp. Je pars pour l’Europe et je ne reviendrai pas. Tu n’as rien fait de particulier. J’ai besoin de partir. Merci pour ces belles années.»

Signé à la main sous peu.

Chemise. Et cravate. Crush.

«Ma dépositrice.

J’ai une énorme pensée pour toi en ce moment. Je te sens loin. Si loin.

J’aimerais te tenir la main. Mes doigts entre tes doigts. Pour te rassurer. Pour me sentir bien. Pour que mon cœur batte plus rapidement.

J’aimerais aussi fixer le fond de tes pupilles, question d’y voir ton âme de près. L’effleurer.

Et passer ma main dans tes cheveux. Tranquillement. De haut en bas. Et de bas en haut. Les enrouler autour de mes doigts.

Je t’ai dit que je pensais à toi en ce moment?

Je te joins la deuxième compilation. Chansons amoureuses. Dans un ordre précis, encore. Je te les chanterai dans le creux de l’oreille. Bientôt.

Tu es jolie, Britt. Trop jolie.

Je t’embrasse.

P-A. xxx.

P.S. Je ne sais pas quoi mettre pour ton jour de sortie. Tu seras habillée de quelle façon, toi?»

Je regarde la situation de mon père se développer et je me demande pourquoi tout le monde a un allié, une épaule, une fondation solide sur laquelle s’appuyer en cas de crise. Sauf moi. Oli a maintenant Julie. Mes parents. Même Britt.

Ma fondation est partie. Pour voyager. Il me reste des affiches. Une entreprise. Quelques chansons. Rien qui ne console. Rien qui ne comprend. Rien.

Ne le prends pas mal, Al. Tu comprends ce que je veux dire.

Vibration de fond de poche.

«Viens chez moi dans dix jours, P-A. Je t’attendrai. Ne me fais pas faux bond cette fois. Tu me manques beaucoup et j’ai hâte de te revoir, enfin. Xxx.»

La fondation chambranle, mais tient toujours j’imagine.

Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, n’est-ce pas Cirano?

À bientôt.

P-A.

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